Economie et Système politique de la mongolie

  1. Economie
    1. L'élevage
    2. Les ressources minière
    3. Le tourisme
  2. Système politique et administratif
  3. Politique

Economie

Gouvernement Mongol Les ressources naturelles de la Mongolie sont constituées par les minéraux (cuivre, molybdène, fluorine, tungstène) et les pierres précieuses et semi-précieuses, dont de l'or. On trouve aussi du charbon, ainsi que du pétrole dans une moindre mesure, mais qui n'est pas exploité par manque d'infrastructure. Tous ces produits représentent, en valeur, les deux tiers des exportations mongoles. Durant les 6 premiers mois de 2004, 287 000 tonnes de minerais concentrés de cuivre ont été exportés, pour la somme de 138 millions de dollars US. C'est presque la moitié du total de toutes les exportations (307 millions de dollars pour cette même période). Cette situation rend la Mongolie vulnérable aux variations des cours des matières premières ainsi le prix des minerais de cuivre a chuté de 54,3% entre 1995 et 2001 puis a augmenté de plus de 100% entre 2005 et 2006 et continue d'augmenter soutenue par la croissance de la consommation chinoise des métaux non ferreux. Environ la moitié de la population loge dans des yourtes. Un tiers des Mongols sont de purs nomades, qui vivent de l'élevage de petits chevaux, des moutons, des chèvres et des yacks. Grâce à eux, la Mongolie est exportatrice de produits d'origine animale: viande, laine et poils d'animaux, dont le cachemire (1er producteur mondial; 2ème ressource nationale après le cuivre). Jusque dans les années 1970, avant la mise en service de mines comme celle d'Erdenet, l'élevage et les industries qui leur étaient liées constituaient de loin la première ressource du pays. L'industrie textile intervient pour un quart des exportations, mais 85% des usines sont à capitaux étrangers (surtout chinois) ou mixtes. Elles utilisent des matériaux importés, comme le coton. Malgré la pratique de l'élevage et la culture du blé, la Mongolie ne peut pas subvenir à ses besoins alimentaires. Ceci contribue au déficit chronique de sa balance commerciale et à son endettement. Après des décennies d'économie planifiée, ce pays a effectué une difficile transition vers l'économie de marché. L'inflation a atteint 325% en 1992, après l'effondrement du régime communiste, mais elle a par la suite été maîtrisée. En 1998, on estimait que le taux de chômage était de 15% de la population active et qu'il atteignait 30% en zone urbaine. En 2002, le salaire mensuel moyen n'était que de 75 500 tugrigs (soit environ 68 euros). Bien que le chômage sévisse surtout en ville, le niveau de vie y est plus élevé qu'à la campagne. Le pays a une dette considérable de 11 milliards de dollars vis-à-vis de la Russie. Le Mongolie a rejoint l'Organisation Mondiale du Commerce en 1997. La Mongolie est un pavillon de complaisance.

Système politique et administratif

Conformément à la Constitution de 1992, la Mongolie est une République parlementaire où le président et les députés du Grand Khural (Parlement) sont élus au suffrage universel et direct pour une période de 4 ans. Etant l'Etat multipartite, plus d'une douzaine de partis mènent leurs activités politiques. Au niveau administratif, le pays compte 21 aimags (ou provinces) qui sont divisés à leur tour en soumes. Les gouverneurs des soumes et les maires de villes et de villages sont subordonnés à l'aimag. La capitale de la Mongolie, Oulan-Bator, constitue une administration indépendante.

Politique

President mongol La Mongolie a un exécutif bicéphale, avec à la tête de l'État un Président élu et à la tête du gouvernement un Premier ministre. Le Parlement, appelé le Grand Khoural, comporte 76 sièges. Le parti dominant en Mongolie est le Parti révolutionnaire du peuple mongol (PRPM) formé par les anciens communistes mongols après la Guerre froide. Le principal parti d'opposition est le Parti démocratique qui a contrôlé une coalition au pouvoir entre 1996 et 2000. En 1999, une femme devient Première ministre pour un court mandat Nyam-Osoryn Tuyaa. Cette coalition, n'ayant réussi ni à maintenir sa cohésion ni à régler les problèmes économiques du pays, a été très lourdement sanctionnée par les électeurs en 2000 : ils ont donné la victoire au PRPM avec une écrasante majorité. Durant les élections législatives du 27 juin 2004, le PRPM et l'opposition ont obtenu un nombre égal de sièges. Afin que le développement de la Mongolie ne soit pas entravé par des crises politiques, ils ont décidé d'élaborer un programme commun et de former un gouvernement d'union nationale. Tsakhiagiyn Elbegdorj, issu du Parti démocratique, a été nommé Premier ministre, tandis qu'un communiste est devenu président du Grand Khoural. À l'issue de l'élection présidentielle du 22 mai 2005, l'ancien Premier ministre Nambaryn Enkhbayar, candidat du PRPM, a été élu président de la République avec 53,4 % des suffrages exprimés. Son principal adversaire, Mendsaikhany Enkhsaikhan, candidat du Parti démocratique, a obtenu 20 % des voix. Enkhbayar a débuté son mandat à la fin du mois de juin 2005 en remplaçant le président Natsagiyn Bagabandi, lui aussi issu du PRPM, qui ne s'était pas représenté. Le 11 janvier 2006, le PRPM décidait de quitter la coalition gouvernementale avec le Parti démocratique arguant de la mauvaise gestion économique et de la forte inflation du tugrik. Le Parti démocratique considérait que le départ du PRPM était dû à la lutte contre la corruption lancée par Elbegdorj. Conséquence du retrait du PRPM de la coalition, les 10 ministres du PRPM quittaient le gouvernement. Le 13, Elbegdorj démissionnait de son poste de premier ministre et le gouvernement était dissous par le Grand Khoural. Le PRPM formait une nouvelle coalition avec des petits partis et le secrétaire général du PRPM Miyeegombo Enkhbold était investi premier ministre le 24 janvier. Le 18 juin 2009, Tsakhiagiyn Elbegdorj devient le 20e président de la République de Mongolie, et le premier à n'avoir jamais fait partie du PRPM.

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